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FO.RE.PA.BE

 

14 rue du Maquis

36400 La Châtre

 

Tél: 02 54 48 33 28

Fax: 02 54 48 27 35

 

E-mail : forepabe@wanadoo.fr

forepabe.com

 

 

 

 

Synonyme d’intelligence pour les uns, de sens moral pour d’autres, ou encore d’ouverture d’esprit, de générosité, de capacité à se remettre en question ..., la conscience, c’est un peu tout cela à la fois. Et la capacité de se projeter dans le futur.

 

Lettre de motivation écrite par un stagiaire de la Forepabe, après un mois de formation dans notre centre de formation.
Rien ne vaut une bonne petite psychanalyse avant d'aller dormir ! Après ça, soit on s'endort comme un bébé, soit on ne s'endort pas du tout....
Mes motivations .... Après relecture de ma lettre de motivation pour postuler à la formation, je me rends compte que je ne suis, pour l'instant, déçue sur aucune de mes attentes : "travailler avec ma tête et mes mains, le contact avec la matière, avec notre patrimoine et perpétuer un savoir faire traditionnel" La tête est très satisfaite de l'entrainement donné à ses neuronnes, elle apprécie surtout d'avoir enfin trouvé une activité qui parvienne à les intéresser suffisament pour parvenir à les canaliser, ils ont en effet la fâcheuse tendance à partir dans tous les sens. Les mains sont heureuses elles aussi, elles sont misent à rude épreuve mais encaissent courageusement les coups, les courbatures car tout ça n'est rien face au plaisir du geste. Et c'est enthousiasmant de les voir comprendre petit à petit ces gestes sans trop savoir comment elles ont fait.
Le contact avec la matière, comment en avoir de plus intime ? On la regarde, on la touche, on la mange (oui, il m'est arrivé de la goûter, mais qui ne l'a pas fait ...) on la respire, on l'écoute. Apprendre le langage de la pierre est génial même si c'est parfois très difficile de la comprendre. Comme l'a dit notre vénérable formateur : "ce n'est pas la pierre qui va s'adapter à toi, c'est toi qui doit t'adapter à elle" ça mon bloc capable en pierre d'Ambrautl me l'a bien fait comprendre, leçon d'humilité très efficace. Mon intérêt pour le patrimoine est grandissant et surtout plus concerné.¨
Perpétuer un savoir faire traditionnel, pour le moment je vais essayer de le maîtriser, on verra après pour le perpétuer. Mais ça reste un de mes objectifs.
Mes motivations actuelles : apprendre encore et encore, me perfectionner, comprendre les gestes, acquérir en précision et surtout en efficacité, soumettre mes neurones à des excercices de plus en plus compliqués... Brf, grandir dans ce métier.
Mes objectif professionnels, pour l'instant ils sont bien flous. Je pense  que j'y verrai plus clair grâce aux stages. Je ne me vois pas trop dans une grosse boîte mais qui sait... J'esserai d'aller y faire un tour sur l'un des deux stages histoire de me débarasser de mes a priori et savoir objectivement si je peux y trouver mon compte.
Pour finir je dirais que la taille de pierre ça me plait encore plus maintenant et que je me demande vraiment pourquoi je n'y ai pas pensé avant ?
 
 
 
 C'est un extrait de l'intro de Vol de Nuit de Saint Exupéry, j'y ai pensé en lisant le petit prince : "La terre nous en apprend plus long sur nous que tout les livres. Parce qu'elle nous résiste. L'homme se découvre quand il se mesure avec l'obstacle. Mais, pour l'atteindre, il lui faut un outil. Il lui faut un rabot, ou une charrue. Le paysan, dans son labour, arrache peu à peu quelques secrets à la nature, et la vérité qu'il dégage est universelle."
On pourrait dire la même chose de la pierre et du tailleur...

"Renoncer à connaître pour commencer à comprendre." Barjavel

C'est alors qu'apparut le renard.

- Bonjour, dit le renard.
- Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard.
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
- Ah! pardon, fit le petit prince. Mais, après réflexion, il ajouta : · Qu'est-ce que signifie " apprivoiser " ?
· Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu?
· Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est ce que signifie " apprivoiser " ?
- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie " apprivoiser " ?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie " créer des liens... "
- Créer des liens ?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi , qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
- Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
- C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses...
- Oh! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince. Le renard parut très intrigué :
- Sur une autre planète ?
- Oui.
- Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
- Non.
- Ça, c'est intéressant! Et des poules ?
- Non.
- Rien n'est parfait, soupira le renard.


Mais le renard revint à son idée :
- Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé... Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince : - S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.
- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
- On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
- Que faut-il faire ? dit le petit prince.
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...

Le lendemain revint le petit prince.
· Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. À quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur... Il faut des rites.
- Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.
- C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche : - Ah! dit le renard... je pleurerai.
- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
- Bien sûr, dit le renard.
- Mais tu vas pleurer! dit le petit prince.
· Bien sûr, dit le renard.
· Alors, tu n'y gagnes rien !
· J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé. Puis il ajouta : - Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.
Le petit prince s'en fut revoir les roses.
- Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisées et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient gênées.
- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.

Et il revint vers le renard : - Adieu, dit-il...
- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
- C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
- C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir.
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
- Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir .

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